Le fact-checking : une mode passagère ou une nécessité de s’adapter à l’ère numérique ?


La presse qui informe, enquête, annonce, éduque, divertit, relie et surtout VÉRIFIE

Vérifier les faits – le FACT-CHECKING – est une évidence non seulement pour la presse mais aussi pour la police, la recherche scientifique, les audits, l’administration, l’ingénierie, la diplomatie, etc.

Lorsque Saint Thomas a voulu vérifier qu’il avait vraiment affaire au Christ ressuscité d’entre les morts, il a touché ses plaies. Heureux ceux qui croient sans avoir dit, nous apprennent les chrétiens mais s’assurer que les faits dont nous traitons sont aauthentiques est aussi une voie vers la béatitude.

Je reviens sur le fact-checking après avoir appris la naissance de FasoCheck qui se donne pour mission de vérifier ce qui se déclare à tort, à raison ou à travers au Pays des hommes intègres.

AfricaCheck vérifie les faits au niveau du continent mais des branches locales (nationales) ne seront pas de trop pour « checker » les dires et les divagations des uns et des autres pour les confronter avec les faits purs et têtus.

D’autres pays méritent que la culture de la conformité aux faits y soit renforcée : pourquoi pas un CongoCheck ou VérifiCongo, un CheckBurundi ou encore un RwandaFacts, etc ?

Certains se demandaient et se demandent peut-être encore pourquoi sortir le fact-checking de la presse, d’en faire une activité à part entière alors que cela va de soi dans le journalisme. Tout comme on nous a appris que dans journalisme d’investigation, « d’investigation » est de trop (un pléonasme), il n’y a pas de médias sérieux sans vérification des faits.

Mais alors pourquoi isoler le fact-checking ? Parce que les choses ont changé avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication (Télécoms, informatique, satellite, internet, téléphonie mobile, multimédia, etc.) apparues à la fin du 20e siècle et développées exponentiellement au début du 21e. L’information n’est plus du tout une denrée rare et difficilement accessible, l’enjeu est maintenant de séparer le bon grain de la masse de l’ivraie. L’Internet et les réseaux sociaux dont le premier facilite l’existence des seconds charrient à la vitesse de la lumière des gigas de tétras de données dont les diffuseurs ne visent pas toujours la vérité, l’ordre public et l’harmonie entre les peuples.

Il faut donc des vérificateurs du magma informationnel non seulement pour (r)établir la vérité des faits mais aussi pour inculquer le recul, la distance, la prudence et la modération de l’esprit critique et éclairé aux consommateurs du flot ininterrompu de nouvelles invérifiées ou invérifiables et aux usagers des réseaux et médias dits sociaux.

Bon vent à tous les vérificateurs/contrôleurs/auditeurs des faits et des dires.

Placide MuhiganaDakar 13/09/2019

Consultant

placemuhigana@yahoo.fr


Un lecteur nous a informé que CongoCheck existe déjà.

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