Rwanda: tous les indices « médiocre »à « mauvais » sauf la sécurité 


L’Indice des États Fragiles…

La sécurité, c’est la base de tout !

Fund For Peace: Rwanda in 2016

Les autres indices sont la pression démographique, les réfugiés, les tensions sociales, la fuite des bras et des cerveaux, le déséquilibre du développement économique, l’économie, la légitimité de l’État, les services publics, les droits de l’homme et l’État de droit, l’appareil sécuritaire, les divisions des élites et les interventions extérieures.

Chronique Politique du Rwanda 2015 – 2016 par Filip Reyntjens de l’Université d’Anvers.

Extraits 

GOUVERNANCE POLITIQUE
Révision constitutionnelle

Depuis plusieurs années, cette chronique annonce une révision constitutionnelle qui doit permettre au président Kagame de briguer un nouveau mandat en 2017, au-delà de son second et dernier septennat autorisé par la constitution de 2003. 

Mésententes au sein du régime
Le consensus apparent autour de la révision constitutionnelle cache mal les divisions au sein du pouvoir. En juin 2015, Connie Bwiza, députée FPR depuis 1999, démissionne pour « raisons personnelles », mais on apprend par la suite que les raisons seraient politiques. Bwiza se serait opposée à l’extension du nombre de mandats présidentiels et aurait critiqué le régime.

Protéger la «vérité »

Le régime consacre des moyens et des efforts colossaux pour protéger sa version du passé, du présent et de l’avenir. La Commission nationale de lutte contre le génocide (CNLG) est l’un des principaux fers de lance de cette campagne. À l’occasion des commémorations d’avril 2016, dont le thème est « la guerre contre les négationnistes », son président Jean-Damascène Bizimana, connu pour ses positions radicales, veut que ceux vivant à l’étranger et critiquant le FPR soient poursuivis pour négationnisme en vertu de lois que leurs pays de résidence sont invités à promulguer. 


Opposition intérieure et société civile
La vie est restée dure pour les rares partis d’opposition et organisations indépendantes des droits humains. Les FDU-Inkingi non reconnues sont les plus touchées par la répression. La présidente Victoire Ingabire reste en prison après avoir été condamnée à 15 ans de réclusion en 2013.

GOUVERNANCE SOCIO-ÉCONOMIQUE



Même si l’économie rwandaise a continué à croître, avec un taux de presque 7% en 2015, plusieurs faiblesses structurelles deviennent de plus en plus apparentes : le déficit budgétaire augmente et les recettes fiscales restent limitées ; le secteur privé demeure faible ; l’aide internationale diminue ; la balance des paiements accumule des déficits grandissants.

JUSTICE 

Le procès le plus révélateur est sans doute celui qui n’a pas eu lieu. Malgré le fait que le Rwanda n’est pas partie au statut de Rome, le président Kagame est parmi les voix éminentes dans 7 groupe croissant de leaders africains qui veulent quitter la Cour pénale internationale (CPI), la disant « sélective », « humiliante », « anti-africaine » et une menace pour leur souveraineté. Alors qu’il est vrai que la plupart de ceux qui ont été investigués ou inculpés à la CPI sont des Africains, cela est également le cas des victimes d’abus. D’un point de vue populaire, la CPI est dès lors résolument « pro-africaine ». 


Juste quelques extraits pour vous mettre l’eau à  la bouche. Le document de 22 pages reprend de nombreux faits significatifs qui ont marqué l’année politique écoulée. 


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