Burundi-Rwanda: logiques mais tardives restrictions du transport


(Photo: KTpress)

Cela fait maintenant plus d’un an que le Burundi accuse – à tort ou à raison, ce n’est pas notre propos ici – le Rwanda d’être la cause des principales difficultés qu’il traverse.

Nous nous étonnions récemment en échangeant avec un éminent diplomate rwandais que notre vaillant pays présumé déstabilisateur soit encore représenté à Bujumbura par un ambassadeur.

L’autre jour, Bujumbura a annoncé que les vivres ne traverseraient plus l’Akanyaru et les autres cours d’eau frontaliers, en direction du voisin du Nord; aujourd’hui, ce sont les moyens de transport en commun qui sont interdits circuler de dans cette direction.

Pourquoi maintenant et pas directement après la tentative de putsch de mai 2015 dont Kigali est accusé d’avoir soutenu activement les principaux meneurs. Et ensuite de les avoir hébergés ?

Et pourquoi pas en fin d’année dernière lorsqu’il a été question d’une attaque de rebelles burundais à proximité de la frontière avec le Rwanda ?

De deux choses l’une: soit les autorités burundaises veulent agraver la situation dans l’esprit de la population par ces mesures, soit la situation est véritablement plus grave entre les deux pays et ces mesures répondent à une réel danger.

Dans les deux cas,  si ça peut contribuer à faire baisser la tension entre les deux voisins et réduire la violence meurtrière à l’intérieur du Burundi, on ne pourra que s’en réjouir. Mais c’est le scénario optimiste et malheureusement l’optimisme n’est pas une arme très efficace en matières de  relations internationales.

À propos de ces deux mesures, on pourrait penser que la première est un embargo mais la situation alimentaire au Burundi n’étant pas idéale, il s’agirait plutôt de se protéger contre une dégradation continue. Quant à la seconde, elle n’a certainement pas pour objectif d’empêcher aux candidats à l’exil de fuir puisque les véhicules particuliers ne sont pas empêchés de « monter » et les départs des transports en commun vers la RD Congo – plus proche de Bujumbura – et vers la stable Tanzanie sont libres.

Des mesures logiques par rapport au discours accusateur de Bujumbura vis à vis de Kigali mais tardives ou inattendues puisque les autorités annoncent qu’elles contrôlent bien la situation sur l’ensemble du territoire.

Le Burundi ferme aux transports en commun sa frontière avec le Rwanda

Abarundi basubiye mu mihanda, bamagana France, Human Rights Watch n’u Rwanda

Fermeture de la frontière entre le Burundi et le Rwanda : La fuite en avant de Nkurunziza

Burundi – smallest regional economy imposes ‘export ban’ on Rwanda

Le Burundi forfait pour les jeux militaires et culturels de l’EAC prévus au Rwanda

Human Rights Watch: Burundi

Cet article, publié dans rwanda, est tagué , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s