Notre PM Murekezi A. un Tutsi déclassé comme Karamira F.


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Ainsi donc le Premier des ministres rwandais Anastase Murekezi aurait dû être tutsi toute sa vie si d’après ses dires son arrière grand-mère n’avait pas trouvé le couvert, le gîte et le
reste chez un aristocrate hutu de leur région. On suppose donc que celle-ci – dont l’ethnie n’a pas de conséquence sur sa descendance – vivait en couple tout à fait régulier avec un Tutsi qui n’en voulait plus, n’en pouvait plus ou dont elle ne voulait plus.

Une des nombreuses autres questions que nous nous posons à propos de cette dégradation/rétrogradation sociale ancestrale, c’est à propos du moment où M. Murekezi en a été informé. Le savait-il déjà lorsqu’étudiant dans une grande université belge, il signait une pétition/écrivait une lettre aux autorités d’alors leur demandant de restreindre l’accès des Tutsis à l’enseignement voire réduire le nombre de ceux qui y était déjà ?

Il le sait et le dira peut-être un jour.

Mais en repensant à ce cas de mobilité ethnico-sociale, nous nous sommes souvenu d’un autre déclassé ethnique célèbre: il s’agit de feu l’ancien assistant médical reconverti dans les affaires et la politique Froduald Karamira qui a été un des principaux promoteur du mouvement radical pan-hutu Hutu Pawa (Hutu Power).

D’après une certaine version de son histoire familiale, un de ses aïeux aurait été éjecté de son rang parce qu’il se serait comporté de manière indigne en consommant le lait d’un animal à corne, central dans les cultures africaines interlacustres.

Il n’est plus là pour en témoigner dans une causerie sur le génocide parce qu’il a été exécuté en mars 1998 pour son rôle – il a été jugé et condamné par les autorités judiciaires post-Hutu Pawa – dans le génocide des Tutsis du Rwanda.

Mais si cette rumeur/légende à une quelconque valeur elle pourrait probablement être vérifiée parmi les personnes issues des mêmes clans que Karamira qui doivent savoir si les ancêtres de son côté paternel étaient jusqu’au tournant du 20 siècle des « nobles » ou des « roturiers » taillables, corvéables et méprisables à merci.

Ces déclassements et même le mouvement en sens contraire – le reclassement – ne devaient pas être rares et les cloisons entre ethnies, clans, lignages pas si hermétiques et figées que ça… avant que ce ne soit écrit noir sur blanc sur des cartes d’identité.

Une autre personnalité rwandaise dont l’ethnie était sujette à interrogation est feu Robert Kajuga que certains considéraient comme le président tutsi des Interahamwe alors que selon d’autres ses ancêtres étaient bel et bien des Hutus !

Et vous-mêmes ? Vrais Hutus, faux Tutsis, authentiques Twas ou naturalisés ?

NKB 26/04/2016

Avant 1994, d’après des témoignages dignes de foi, des enquêtes étaient menées pour vérifier les ethnies de certaines personnalités et il est arrivé que des familles connues soient reclassées parmi l’ethnie tutsi. Le mouvement inverse n’existait pas alors parce qu’il était inimaginable qu’on enquête sur un Tutsi reconnu comme tel pour savoir si il ne serait pas en fait Hutu.

Idéologie génocidaire…

En tout cas ! Ndi Umunyarwanda !

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