Qu’ont fait le Rwanda et son ambassade pour protéger Bihozagara ?


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Amb. Amandin RUGIRA ‎@R_Amandin
@IMuvunyi we got the information this afternoon that Bihozagara died at Mpimba prison, but we don't know yet the reason of his death
2:53 PM - 30 Mar 2016

Les États-Unis, la Belgique et le Rwanda ont demandé par le truchement de leurs divers porte-paroles respectifs qu’une enquête  soit menée pour déterminer les circonstances exactes de la mort le mercredi 30 mars de l’ambassadeur Jacques Bihozagara à  la prison de Mpimba à  Bujumbura.

Fort bien. En tant que citoyens rwandais nous sommes aussi intéressés à savoir si la mort de feu Bihozagara a été naturelle ou pas mais comme quelques autres ces trois derniers jours, nous aimerions aussi savoir ce qui a été fait par les autorités de notre pays pour porter assistance au regretté durant les 119 jours qu’il a passé derrière les barreaux burundais.

Dans nos lectures de nombreux articles en français, kirundi, kinyarwanda et anglais consacrés à cette affaire, nous n’avons rien perçu des efforts déployés par les autorités de Kigali, la société civile rwandaise ou la représentation diplomatique du Rwanda au Burundi pour faire libérer ou au moins protéger (ou faciliter la vie en prison de) celui qui fut ambassadeur, ministre, membre du bureau politique et représentant en Europe du Front patriotique rwandais (FPR).

M. Bihozagara n’a pas pu recevoir les visites de ses proches mais les diplomates rwandais se sont-ils aussi vu refuser son accès ?

Bihozagara avait-il accès à  un médecin autre que celui de la prison, pouvait-on lui faire parvenir des médicaments puisqu’il souffrait de l’hypertension d’après le ministre de la justice burundais ?

Mangeait-il uniquement, partiellement ou pas les repas servis par la prison ?

La société civile et la presse rwandaises se sont-elles mobilisées bruyamment pour que le camarade Jacques ne croupisse pas dans le désespoir d’une sinistre prison burundaise ?

Autant de questions dont les réponses nous permettraient d’apprécier si tout ce qu’il fallait faire pour sauver le soldat à la retraite Bihozagara a effectivement été fait.

NKB 02/04/2016

Nous confessons quant à nous que nous ne connaissions pas le sort de Jacques Bihozagara jusqu’au 30 mars. Nostra culpa mais nous plaidons la circonstance atténuante de la distance de l’exil ouestafricain et de notre reconversion professionnelle accaparante.

« Nous demandons aux autorités du Burundi de faciliter à la famille du disparu le transfert du corps au Rwanda », indique le communiqué de M. Eugène Ngoga, directeur Afrique, Affaires étrangères.

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