2017: ce sera Kagame ou rien !


wpid-img-1442050131801-v.jpgDessin NKB

Un groupe de juristes a été constitué pour formuler les réformes constitutionnelles à mettre en oeuvre pour permettre au président Paul Kagame de briguer un 3e mandat présidentiel en 2017.

Avant le premier mandat qui a débuté en 2003, M. Kagame avait effectivement dirigé le Rwanda de 1994 à 2003, en tant que vice-président et puis en tant président de la transition.

Pour respecter les formes, il y aura une élection en 2017. À première vue la trop écrasante majorité des Rwandais veut continuer à être dirigée par le général Kagame.

Les juristes chargés de la réforme n’ont pas pour mandat de proposer que l’élection présidentielle de 2017 soit supprimée mais on aurait pu faire en sorte que la présidence actuelle soit prolongée indéfiniment pour permettre au titulaire du poste d’appliquer tout son programme.

Les candidats à un 3e mandat précédé d’aménagements constitutionnels sont très mal vus aujourd’hui mais les gourous du régime rwandais ont considéré que le pays était toujours « spécial » avec un chef de l’État tout aussi spécial qu’on ne peut pas remercier après 23 ans de pouvoir. 23 ans seulement après le génocide.

Tout a été préparé méthodiquement, systématiquement pour que ce qui est devenu inacceptable à notre époque dans l’essentiel de la communauté internationale soit acceptable pour le Rwanda.

Au Burundi, la pilule du 3e mandat est passée difficilement – en raison d’une forte opposition locale – mais elle est passée.

Au Rwanda, en raison de l’absence d’une opposition interne organisée significative, on ne devrait assister à rien de très spectaculaire.

Juste quelques communiqués et déclarations réprobateurs ici ou là publiées par les pays qui comptent et par les organisations d’opposition de la diaspora.

Ça sera Kagame ou personne à moins que l’intéressé ne se désiste – ce qui est très peu probable – ou qu’il ne puisse pas se représenter à son poste.

Depuis plus d’un siècle, tous les dirigeants rwandais ont quitté le pouvoir de manière forcée voire violente et même tragique.  Depuis le roi Rutalindwa jusqu’au président Bizimungu. Kagame sera-t-il le premier à mettre un terme à cette malédiction ?

Qui vivra, verra.

NKB 11/09/2015

 

Rwanda : le processus de révision constitutionnelle pour un 3e mandat de Kagamé est lancé

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