Les Rwandais ont-ils besoin de plus ou de moins de droits de l’homme ?


rwanda-la-trahison-de-human-rights-watchC’est la question que nous nous posons dans la véritable guerre que les autorités de Kigali mènent contre leur empêcheur de développer en rond et en paix numéro 1, Human Rights Watch.

Dans la dernière escarmouche avec HRW, Kigali bénéficie du renfort d’un ouvrage d’un ami du Rwanda patriotique qui épouserait à 100% ses thèse à savoir que l’organisation de défense des droits de l’homme a un faible – un soft spot comme on dit anglo-saxon – pour les génocidaires.

La journaliste belge du quotidien bruxellois Le Soir, Colette Braeckman l’a consulté.

Il est fort peu probable que HRW cesse son travail sur les droits de l’homme dans l’Afrique des Grands lacs parce que l’actuel régime rwandais ne l’apprécie pas.

Une conséquence très probable de l’acharnement de Kigali contre les chercheurs de HRW c’est que ceux-ci feront encore plus attention. Même si ils sont eventuellement déclarés non grata et interdits de visa.

Selon nous, il y a du pain sur la planche dans cette région pour HRW mais aussi pour Amnesty International, Reporters Sans Frontière, la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), etc.

En matière de violation massive des droits humains nous sommes tristement champions du monde toutes catégories de la fin du 20e siècle et du début du 21e.

Et le fait qu’il y ait eu un génocide contre les Tutsis et les opposants politiques au Rwanda devrait être une raison supplémentaire pour que les droits de l’homme de tous – surtout ceux des rescapés du génocide à l’indemnisation par l’État rwandais mais aussi ceux des présumés génocidaires ou criminels de guerre, des suspects d’atteinte à la sûreté de l’État, etc. – soient davantage respectés.

Une fois de plus, répétons-le : c’est l’impunité, l’absence de démocratie et de droits de l’homme qui ont mené aux massacres du printemps ’94. Et pas le contraire !

On ne peut pas décemment parler de sécurité quand les droits les plus élémentaires des citoyens (liberté d’expression et d’association, respect de la vie privée, propriété privée, inviolabilité du domicile, présomption d’innocence, assistance d’un avocat, droit au silence, …) sont visiblement bafoués au nom de la lutte contre le génocide, le divisionnisme, la subversion, l’insécurité, le retour en arrière,…

NKB 10/06/2014

Libertés des uns qui s’arrêtent la où commencent celles des autres, bien entendu.

Human Rights Watch accusé de trahison (Le blog de Colette Braeckman, Le Soir, 09/06/2014)

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