#Kwibuka20, fin mai 1994: le « régime hutu » s’effondre


À la fin du mois de mai 1994, les troupes du Front patriotique rwandais occupent presque toute la moitié est du Rwanda.

Il n’y a que Nyarugenge, la colline centrale de Kigali et le Mont Kigali qui a donné son nom à la capitale que les forces gouvernementales tiennent toujours un mois et demi après la reprise des hostilités et le déclenchement du génocide contre les Tutsis et les assimilés à ceux-ci (opposants dit Hutus modérés, couples mixtes, protecteurs de Tutsis, etc.).

Les rebelles avancent continuellement vers l’ouest et ils ont déjà passé la rivière Nyabarongo, dans quelques jours ils prendront deux capitales intérimaires: Kabgayi, où est réfugié l’archevêque Vincent Nsengiyumva, le primat catholique et Gitarama, le chef-lieu de la préfecture du même nom à quelques kilomètres de là où est installé le gouvernement intérimaire des Sindikubwabo et Kambanda.

Toutes les négociations entreprises pour établir un cessez-le-feu qui permettrait d’arrêter le massacre systématique des Tutsi ont échoué. Les forces du camp gouvernemental affirment qu’elles ne peuvent combattre les rebelles et en même empêcher les massacres dans les zones qu’elles contrôle encore.

Les porte-paroles des rebelles du Front patriotique rwandais rejettent les propositions de trêve dans les combats parce qu’il n’y aurait plus personne à sauver.

La guerre est définitivement perdue pour les uns et clairement gagnée pour les autres mais à l’arrière la traque et les tueries de Tutsis se poursuivent implacablement.

La Radio télévision libre des mille collines (RTLM) a quitté ses studios de Kigali après des bombardements de plus en plus précis et meurtries des rebelles mais elle émet toujours ses appels génocidaires à une guerre totale contre tous les ennemis présumés d’une… certaine idée de la… République.

Le génocide ira jusqu’à son terme et en juillet les quelques dizaines de milliers de survivants du génocide n’auront la vie sauve en grande partie parce que la guerre est finie dans les zones des rebelles du FPR et que depuis fin juin dans le sud-ouest une intervention militaire française bloque la progression de ceux-ci et les machettes des ouvriers du génocide.

NKB 21/05/2014

Le FPR a-t-il arrêté le génocide contre les Tutsis ?

À Kigali, on dit que oui !

Ce qui est sûr c’est qu’il en a sauvé un grand nombre en même temps que des Hutus. Des crimes de guerre auraient aussi été commis.

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