Monogamie, polygamie et mandat présidentiel supplémentaire


Le mariage est un contrat. C’est donc un ensemble de règles de coexistence qui doivent régir les relations entre deux individus. Deux ou plus. Jusqu’à présent, très souvent de sexes différents mais les mentalités évoluent sur ce point aussi.

Mais trêve de propagande homosexuelle, bisexuelle, hétérosexuelle ou même zéro sexuelle, notre propos aujourd’hui est autre.

Nous disions donc que le mariage est d’abord et avant tout un contrat. Dans certains pays le mariage est d’office monogamique et hétérosexuel à savoir qu’il unit un homme et une femme selon certaines règles bien déterminées et acceptées à l’avance.

Parmi ces préalables, dans certains pays comme le Sénégal où nous sommes basés, il faut que le couple du moment choisisse d’un commun accord devant l’officier de l’État civil si l’Union sera ouverte ou fermée à d’autres participantes.

Une fois que le choix a été effectué, il ne s’agit pas en cours de mandat de changer de régime.

La polygamie est bien sûr plus pratique – pour l’homme – puisque le couple peut décider de ne pas s’adjoindre d’autres femmes.

Dans la monogamie, on ne peut pas par la suite choisir d’augmenter les membres de l’Union. Seule la révolution – le divorce – ou la mort peut vous libérer du contrat exclusif.

Passons à un autre contrat. La constitution d’un pays est aussi un contrat entre ses habitants. Certaines des clauses de ce texte juridique concerne le chef de ce grand ménage. Celui-ci s’engage au moment de sa prestation de serment à les respecter sous peine se voir éjecter du siège et des palais réservés au titulaire.

Alors que les constitutions, contiennent de nombreux chapitres, sections, articles et alinéas, on ne débat souvent que de quelques point. À savoir la durée du mandat présidentiel mais surtout la limite des mandats consécutifs. Surtout en Afrique dite noire !

Il y a actuellement une poignée de présidents de république qui ont atteint la limite des mandats mais qui veulent changer le contrat en cours de route pour des raisons qui valent ce qu’elles valent c’est à dire moins que l’engagement solennel de tout mettre en œuvre pour respecter le contrat suprême.

Les raisons qui vous empêchent de remplir un devoir, d’honorer une obligation ou de respecter un engagement ne manquent jamais mais sont-elles bonnes ?

Revenons à notre analogie avec le mariage: en cours de mandat, vous vous rendez compte que le mariage officiel avec une seconde partenaire garantirait un certain pluralisme et même la continuité dans la gestion des affaires sans parler du sang neuf qui serait injecté dans le ménage et vous vous dites pourquoi pas !

Mais il est impossible au Sénégal, de passer de la monogamie à la polygamie dans le même contrat de mariage.

Au Kenya, le président Uhuru Kenyatta a trouvé une solution pour ceux qui se sentaient coincés par une limite d’épouses.

Il ne serait pas étonnant que d’autres suivent l’exemple président kényan au nom du retour aux valeurs africaines.

Au nom de ces mêmes valeurs ancestrales, on pourrait supprimer dans nos constitutions la limite des mandats de nos chefs bien aimés pour ne pas devoir régulièrement « tripatouiller » nos constitutions !

Que Dieu protège l’Afrique.

NKB 09/05/2014

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