Kizito Mihigo et les crimes présumés du FPR


400px-Rwandan_Patriotic_Front_FlagNous effectuons ici un lien entre notre série sur les crimes présumés commis par les rebelles du FPR, le régime qu’ils ont mis en place et Kizito Mihigo. Le tribunal où est jugé Kizito Mihigo a décidé qu’il ne bénéficiera pas de la liberté sous caution.

Nous continuons à être convaincus que c’est l’évocation par Kizito des victimes des crimes autres que le génocide qui lui valent aujourd’hui des accusations aussi graves qu’invraisemblables.

Comment pouvait-il ne pas les évoquer lui qui vient de Kibeho ? En 1994, le génocide frappe aussi sa région d’origine. Les rebelles du Front patriotique n’y arrivent pas avant le retrait des forces française de l’opération turquoise. Son père et des dizaines de milliers de Tutsis sont massacrés impitoyablement dès le mois d’avril.

Ce que la propagande militaire française baptise « Zone humanitaire sûre » permet à quelques milliers de Tutsis de sortir vivants de l’horreur mais surtout à des centaines de milliers de déplacés d’arrêter leur fuite effrénée vers l’ouest.

Les nouvelles autorités établissent leur régime à Kigali et elles tolèrent des dizaines de camp de déplacés. À Kibeho, il y aurait eu jusqu’à 120 000 déplacés. La tolérance de Kigali ne dépasse pas un an. Les déplacés sont toujours dans leurs camps.

C’est par la force que ceux-ci sont démantelés. Un journaliste de la BBC arrivé rapidement sur place donne un premier bilan de 10 000 tués (femmes et enfants y compris) son estimation descendra à 8000. On estime par la suite qu’il y a entre 4000 et 2000 victimes.

Le gouvernement du tandem Bizimungu-Kagame déclare que c’est la faute à des déplacés armés qui ont tiré les premiers puis il fait déterrer des corps pour établir son propre bilan: trois cent trente-huit !

À l’époque le premier ministre Twagiramungu qui est en mission en Europe est scandalisé par ce massacre. Il a dénoncé d’autres tueries et il ne lui reste que quelques mois dans ce gouvernement. « L’homme fort » ne lui parle plus depuis 6 mois.

Kizito Mihigo ne pouvait pas ne pas se souvenir de ces victimes d’autres crimes que le génocide contre les Tutsis du Rwanda. Comme tous les Rwandais.

Son crime, son tort ou sa naïveté a été de penser qu’il pouvait le dire tout haut en étant au Rwanda.

Nouvelles de Kizito à Bwanacyambwe 28/04/2014

Kibeho Massacre

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3 commentaires pour Kizito Mihigo et les crimes présumés du FPR

  1. Ping : Kizito Mihigo est-il le Mohamed Bouazizi du Rwanda? | On dit koi?

  2. sabrina dit :

    Nituzakwibagirwa.Imana niyo nkuru.ubutabera ni mw’ijuru! Abakurenganya bibagirwa ko nabo igihe kizagera.Le jugement dernier.

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