1990: Mandela libre. 1994: Mandela Président !


Frederik_de_Klerk_with_Nelson_Mandela_-_World_Economic_Forum_Annual_Meeting_Davos_1992

Frederik de Klerk et Nelson Mandela au Forum économique mondial à Davos en 1992.

1990 et 1994. Ces deux années sont des années marquantes dans le parcours de Nelson Mandela qui nous a quitté le jeudi 5 juin dans la soirée. Il y a deux décennies, la situation aurait pu évoluer tout autrement si le miracle ne s’était pas produit et que Mandela, celui qui était alors le président  de l’Afrique du Sud Frederik De Klerk et quelques autres n’avait pas pris le difficile chemin de la paix.

A la même période la Sierra Leone, le Liberia, l’ex-Yougoslavie, la Somalie, etc. sont à feu et à sang ou entament leur descente aux enfers. Ils n’ont pas eu la chance d’avoir de grands hommes tels que Mandela et De Klerk pour leur éviter le chaos.

Au Rwanda, 1990 c’est le début de la guérilla des rebelles du Front patriotique rwandais venus en grande partie d’Ouganda. Malgré des négociations entre ces rebelles et le pouvoir de Kigali et un accord de paix conclu entre ces deux parties sous les bons auspices de la communauté internationale, le Rwanda connaîtra un indicible chaos en 1994. Notre élite choisira la force pour parvenir à ses fins et notre peuple connaîtra le martyre comme peu d’autres avant lui.

Comme les autres pays d’Afrique noire indépendants, les autorités rwandaises issues de l’indépendance en 1962 dénonçaient quotidiennement l’apartheid sud africain et le sionisme israélien sans balayer devant leur porte et surtout à l’intérieur de la maison… Hors du pays, les exilés fourbissaient leurs armes pour rentrer en force le jour propice venu. De 1990 à 1994, au Rwanda, c’est la force négative qui prévalu.

La force positive (la bonne puissance) chère au sociologue et activiste Laurien Ntezimana – qui a dû s’inspirer des Ghandi et autres Mandela – n’a pas eu sa chance. Et dans la région de l’Afrique des Grands Lacs où Mandela est intervenu pour parvenir à des solutions aux crises du moment, ce sont toujours les forces négatives qui font sentir leurs effets extrêmement nocifs.

Mandela s’en est allé en paix. De Klerk vit en paix. Ils ont évité le pire à leur pays. On ne pourra pas en dire autant pour la plupart de leurs anciens homologues chefs d’Etat africains qui s’accrochent ou se sont accrochés coûte que coûte à leur palais présidentiel. Pourvu que ces derniers – pardon – ceux-ci prennent le temps de méditer sur la vie de Mandela et qu’ils s’en inspirent concrètement dans le futur.

NKB 06/12/2013

Les Rwandais qui ont déjà beaucoup trop souffert méritent  de nombreux Mandela. A  tous les niveaux.

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