Recherchons désespérément un remplaçant à Kagame


Si la constitution actuelle du Rwanda est respectée scrupuleusement, le général-major Paul Kagame quittera en 2017 le poste qu’il occupe sans interruption depuis 2000.

Il reste encore 4 ans avant l’échéance à savoir la fin du second mandat de celui que nous appellerons normalement le « président sortant ».

Quatre ans c’est beaucoup et c’est peu à la fois, mais on pourrait déjà se demander si un ou plusieurs dauphins sont préparés pour succéder au Chef quand le moment sera venu. Au cas où M. Kagame serait indisponible avant 2017, la constitution prévoit dans son

Article 107

En cas de vacance de la Présidence de la République par décès, démission ou empêchement définitif, l’intérim des fonctions du Président de la République est exercé par le Président du Sénat et si celui-ci est empêché, par le Président de la Chambre des Députés ; lorsque les deux derniers ne sont pas disponibles, l’intérim de la Présidence de la République est assurée par le Premier Ministre.

(….)

En cas d’absence du territoire, de maladie ou d’empêchement provisoire, l’interim des fonctions du Président de la République est assuré par le Premier Ministre.

Constitutionnellement les remplaçants avant 2017 ne manquent pas mais rien ne dit qu’après l’année fatidique les mêmes soient toujours souhaitables ou souhaités. Dans le cas contraire, la réponse à la question du départ du général Kagame à la fin de son second mandat en 2017 ne prendrait pas une minute.

Aux Etats-Unis, pour remplacer Obama, les deux grands partis organiseront des primaires pour désigner leur candidat, on attendra pas l’extrême fin du mandat ou un changement de constitution pour être fixé. Obama partira, un point, un trait. Pas l’ombre d’un doute.

Mais le Rwanda est un cas spécial et les 19 ans qui se sont écoulés depuis l’horreur du génocide et de la guerre n’ont pas encore pu le « normaliser » malgré les succès multiples du régime post-génocide.

Si le Front patriotique rwandais décide que Kagame a fait son temps au sommet de l’Etat, il faudra bien qu’une personne en son sein assume ces fonctions. Dans des pays beaucoup moins spéciaux que le nôtre, même dans des régimes présidentiels, des individus ordinaires qui se disent eux-même normaux peuvent prendre la relève sans acoups. Si personne n’est jugé digne ou capable de succéder à notre homme fort depuis juillet 1994, celui-ci rempilera et la question pourrait de poser de nouveau en 2024. Il n’aura que 67 ans !

NKB 27/08/2013

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