Mémoriaux du génocide Des preuves contre le FPR ?


 

Des fosses communes datant de la Première guerre mondiale et contenant des dépouilles de soldats britanniques et australiens ont été découvertes dans le nord de la France. Des travaux d’excavation sont en cours et il est question d’identifier ces victimes de la Grande guerre à partir de leur ADN, plus de 90 ans après la fin de celle-ci.
Cette nouvelle est intéressante pour le Rwanda parce qu’alors que les moyens y manquent actuellement pour identifier les centaines de milliers de victimes du génocide et des massacres de 1994, on peut espérer qu’avec le temps les tests ADN seront plus accessibles.
On pourrait ainsi un jour clairement démontrer que des familles entières ont été massacrées au même endroit et au même moment puisque les résultats de ces tests établiront sans contestation possible les liens génétiques entre les victimes d’une même famille (la ré-inhumation à grande échelle dans des mémoriaux éloignés des lieux de massacre ne facilitera pas les choses mais faisons confiance au progrès de la science).
A contrario, des corps de victimes qui n’auront aucun rapport génétique avec les autres dépouilles présentes dans la même fosse commune pourront servir de piste pour confirmer ou infirmer les thèses non prouvées selon lesquelles des victimes d’exactions des troupes du Front patriotique rwandais y ont été dissimulées.
On ne pourra matériellement pas examiner tous les mémoriaux mais un échantillon pourra être déterminé dans certains cas pour lesquels des suspicions sérieuses existent.
À partir des témoignages d’habitants survivants et qui n’étaient pas visés par le génocide des Tutsis, on pourrait rapprocher l’ADN de personnes complètement « étrangères » à l’ADN des autres victimes (celles du génocide du Tutsi) avec des membres probables de leur famille.
Mission impossible ? Les techniques en matière de test génétique et l’informatique font des progrès spectaculaires de sorte que ce qui se fait de plus en plus fréquemment dans les pays développés arrivera un jour prochain chez nous.
On pourra envisager que de tels examens soient aussi effectué dans des fosses communes au Congo où les liens entre membres d’une même famille pourront aussi être établis. Ce ne sera pas possible évidemment aux endroits où les corps auraient été déplacés ou incinérés.
NKB 05/05/2009

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