Rwanda ’94 : Commission d’enquête parlementaire canadienne persiste et signe


Rwanda. Crimes, mensonges et étouffement de la vérité

Le vendredi 19 octobre à 17h, Robin Philpot rencontrera la communauté rwandaise au centre Het Anker, 25 rue Marcq au centre ville.

Le dernier ouvrage de M. Philpot n’est pas volumineux – 127 pages – et vous pourrez le lire en un jour ce week-end sans négliger vos autres obligations. L’intention de l’auteur n’était certainement pas d’en faire un brique mais de complèter le travail qu’il avait réalisé en 2003 avec Cela ne s’est pas passé comme ça à Kigali à la lumière des nouvelles informations critiques sur les événements de 1994 au Rwanda.

Il a divisé son livre en 6 chapitres :

Introduction : Cela ne s’est pas passé comme ça à Kigali !
1. Quand la presse s’adonne au lynchage médiatique
2. Des preuves irréfutables passées sous silence – le juge Bruguière
3. Jean Charest et ses deux films de fiction
4. Feu le père Guy Pinard : un prêtre engagé qui a refusé le silence
5. Un scénario qui se répète : le père Guy Pinard, le père, Claude Simard, le Congo, Kibeho…
6. « Choc et stupeur » sur Kigali – entrevue avec le capitaine Amadou Deme
Conclusion : une commission d’enquête parlementaire s’impose

Annexes : documents inédits

Robin Philpot s’adresse surtout à ses compatriotes en leur expliquant que leur pays, le Canada, soutient le régime de Kigali – de concert avec les États Unis et le Royaume-Uni – en ne permettant pas que la vérité sur la guerre et le génocide au Rwanda soit révélée.

Et cela se traduirait dans les faits par les attaques qu’il a subi de la part de la presse dominante au Québec, l’absence d’enquête ou l’absence de résultats dans les enquêtes sur les meurtres des pères Pinard et Simard, l’escamotage des responsabilités dans l’assassinat du président Juvénal Habyarimana, etc.

C’est le volet canadien de notre histoire qui est ici ouvert : les canadiens Pinard, Simard, Arbour, Chrétien, Charest, Lévesque, Dallaire, Caplan, Noël, Pratte, Pinski, etc. sont les principaux personnages de Crimes mensonges et étouffement de la vérité.

Philpot termine donc logiquement en recommandant que le Canada mette sur pied une commission d’enquête parlementaire comme cela a été fait en France (mission d’enquête) et en Belgique (1997).

Il n’est jamais trop tard pour bien faire

À propos du génocide au Rwanda, la thèse de Philpot n’est pas différente de celles d’autres auteurs comme Desouter, Nahimana, Ruzibiza, Péan, etc. qui ont récemment publié des ouvrages sur les « coulisses » de 1994 : Il y a bien eu un génocide des Tutsi au Rwanda mais il n’y a pas de preuve qu’il a été planifié par des Hutu. M. Philpot se fonde sur les écrits des personnes citées ci-dessus et sur ses propres recherches pour affirmer que le génocide des Tutsi a été planifié et provoqué par le Front patriotique rwandais de Paul Kagame pour prendre le pouvoir. Celui-ci a dans le même temps planifié et exécuté un génocide des Hutu et c’est sans doute pour cela que M. Philpot parle de génocide rwandais et non de génocide des Tutsi du Rwanda. Ces détracteurs pourront y voir une nouvelle version du double génocide avec la différence qu’ici l’auteur serait le seul FPR.

Robin Philpot écrivain, journalite et traducteur québécois est à Bruxelles pour présenter son dernier livre sur invitation d’associations belges qui s’intéressent au Rwanda. Dans sa conférence de presse (Hôtel Silken, mercredi 10h, Bruxelles) facilitée par M. Albert Rukerantare porte-parole de la Société civile rwandaise (Socirwa), M. Philpot a annoncé que son ouvrage serait bientôt disponible à la FNAC.

D’après lui, les nombreux crimes commis dans la région des Grands lacs suivent toujours le même scénario : crimes, mensonges et étouffement.

Il a sous-titré persiste et signe parce qu’après la sortie de son livre Cela ne s’est pas passé comme ça à Kigali en 2003 et surtout après sa candidature aux élections législatives canadiennes en 2007, il a été soumis à une campagne de lynchage politique parce qu’il remettait en cause la thèse officielle sur l’histoire récente du Rwanda.

Il a évoqué La Conférence mondiale sur la prévention des génocides qui a eu lieu la semaine dernière à Montréal mais qui n’aborde pas les causes du génocide rwandais et notamment l’attentat du 6 avril 1994 que le général Roméo Dallaire qualifie d’accident dans son livre « J’ai serré la main du diable ».

M. Philpot s’est étonné que le Canada et la Belgique dont des ressortissants ont été assassinés, selon lui, par des soldats du pouvoir actuel n’aient pas rompu leurs relations diplomatiques avec le Rwanda en signe de protestation.

D’après lui, tous ces crimes sont étouffés parce que certains ont intérêt à garder ce régime au pouvoir

À l’entendre dans sa réponse à un journaliste qui lui demandait s’il reconnaît le génocide des Tutsi au Rwanda, il ne le nie pas comme il en est en accusé. Ce qu’il conteste c’est l’usage abusif du terme de génocide dans le but de camoufler [les crimes du FPR].

M. Philpot nous a dédicacé son livre de 127 pages « Que ce livre aide à faire connaître la vérité » et nous le lirons pour vous puisque nous en avons la primeur et nous vous dirons ce que nous en pensons.

© NKB 17/10/2007

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