Dernières nouvelles du ministre Richard Sezibera : au PolitBuro du FPR ?


Nous avons écouté attentivement (c’est samedi !) la « quarante-cinquaine » de minutes des commentaires en kinyarwanda de la vidéo du chef de l’État, exprimés lors de la dernière réunion du Bureau politique du Front patriotique rwandais (FPR, au pouvoir au Rwanda depuis juillet 1994) : croissance économique de plus de 8% en 2018, démissions/limogeages en masse des maires, violences contre les femmes, harcèlement sexuel, accident de la route (excès de vitesse, alcoolisme au volant), attaques rebelles et tapage médiatique des opposants graciés, etc. mais pas d’allusion à son proche collaborateur en charge des relations extérieures.

Pendant ces commentaires, la caméra n’a pas montré les visages des membres de l’auditoire donc pas moyen de voir si l’intéressé y assistait physiquement.

Pas important ? Affaire privée ?

L’absence physique prolongée (plus de 2 mois) d’un membre éminent du gouvernement, quel que soit le pays, n’est ni banale ni privée. Si personne n’en parle simplement et naturellement à l’intérieur du pays en question, c’est qu’il y a un problème de transparence, d’autocensure et de… crispation.

Relax, Max !

NKB-D

Our policy choices are paying off, says Kagame

Rwanda: pourquoi des figures du régime s’évanouissent-elles provisoirement?

They Are Conspiracy Theorists –Minister Sezibera On Rumours On His Life

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L’ancienne armée rwandaise et les mariages « mixtes » hutu -tutsi


À gauche sur la feu Sylvestre Mudacumura, derrière feu Juvénal Habyarimana, très probablement en octobre 1990, après l’invasion armée par les rebelles rwandais majoritairement tutsis

Après la fin brutale du chef des rebelles rwandais Sylvestre Mudacumura, tué visiblement alors qu’il s’apprêtait à prendre un repas, nous avons repensé aux anciennes Forces armées rwandaises (FAR). Cette armée était considérée comme un bastion des Hutus du nord et nord-est du Rwanda.

Quand on posait la question de la prédominance de certains dans cette armée, feu Juvénal Habyarimana expliquait que c’est parce qu’ils réussissaient les tests physiques. Les autres n’arrivaient pas à courir très longtemps avec tout l’équipement d’un bon soldat.

Il y aurait une autre explication à savoir que les autorités de l’immédiat après indépendance ont tenu à ce que l’armée nationale soit sûre, pure ethniquement pour que l’ennemi monarchiste (présumé essentiellement tutsi) n’y ait pas des taupes. Pour ce faire, il fallait non seulement que les hommes soient certifiés hutus mais aussi, d’après de très nombreux témoignages que leurs épouses le soient.

Les élues des cœurs des jeunes officiers devaient être approuvées pour que les unions matrimoniales soient consacrées.

Comment faire pour s’assurer que la personne concernée était bien de l’ethnie souhaitée, étant donné que la mention des dites ethnies dans les documents administratifs (01, 02 et 03) n’était pas jugée sûre à « 100% » ?

Des enquêtes étaient menées sur les collines d’origine où chacun sait qui est quoi assez précisément.

On dit aussi que c’est pour cela que les épouses des officiers rwandais de jadis étaient présumées hutues mais que les copines/petites amies/maîtresses/ »deuxièmes bureaux »/etc. étaient présumées tutsies.

C’est fini tout ça… tous Rwandais ?!

NKB-D 19/09/2019

Umuyobozi wa FDLR Mudacumura Sylvestre yishwe (Imvaho Nshya, Kigali)

Les vérifications de l’ethnie véritable ne se limitaient pas qu’aux fiancées des guerriers, les généalogies des (hauts) fonctionnaires étaient aussi examinées et il est arrivé que des dossiers soient rectifiés, de hutu à tutsi. Ce n’était pas banal puisque du jour au lendemain, l’intéressé et sa famille se retrouvait dans une présumée minorité de 9% de la population à laquelle s’appliquait des quotas dans le recrutement, etc.

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Le fact-checking : une mode passagère ou une nécessité de s’adapter à l’ère numérique ?


La presse qui informe, enquête, annonce, éduque, divertit, relie et surtout VÉRIFIE

Vérifier les faits – le FACT-CHECKING – est une évidence non seulement pour la presse mais aussi pour la police, la recherche scientifique, les audits, l’administration, l’ingénierie, la diplomatie, etc.

Lorsque Saint Thomas a voulu vérifier qu’il avait vraiment affaire au Christ ressuscité d’entre les morts, il a touché ses plaies. Heureux ceux qui croient sans avoir dit, nous apprennent les chrétiens mais s’assurer que les faits dont nous traitons sont aauthentiques est aussi une voie vers la béatitude.

Je reviens sur le fact-checking après avoir appris la naissance de FasoCheck qui se donne pour mission de vérifier ce qui se déclare à tort, à raison ou à travers au Pays des hommes intègres.

AfricaCheck vérifie les faits au niveau du continent mais des branches locales (nationales) ne seront pas de trop pour « checker » les dires et les divagations des uns et des autres pour les confronter avec les faits purs et têtus.

D’autres pays méritent que la culture de la conformité aux faits y soit renforcée : pourquoi pas un CongoCheck ou VérifiCongo, un CheckBurundi ou encore un RwandaFacts, etc ?

Certains se demandaient et se demandent peut-être encore pourquoi sortir le fact-checking de la presse, d’en faire une activité à part entière alors que cela va de soi dans le journalisme. Tout comme on nous a appris que dans journalisme d’investigation, « d’investigation » est de trop (un pléonasme), il n’y a pas de médias sérieux sans vérification des faits.

Mais alors pourquoi isoler le fact-checking ? Parce que les choses ont changé avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication (Télécoms, informatique, satellite, internet, téléphonie mobile, multimédia, etc.) apparues à la fin du 20e siècle et développées exponentiellement au début du 21e. L’information n’est plus du tout une denrée rare et difficilement accessible, l’enjeu est maintenant de séparer le bon grain de la masse de l’ivraie. L’Internet et les réseaux sociaux dont le premier facilite l’existence des seconds charrient à la vitesse de la lumière des gigas de tétras de données dont les diffuseurs ne visent pas toujours la vérité, l’ordre public et l’harmonie entre les peuples.

Il faut donc des vérificateurs du magma informationnel non seulement pour (r)établir la vérité des faits mais aussi pour inculquer le recul, la distance, la prudence et la modération de l’esprit critique et éclairé aux consommateurs du flot ininterrompu de nouvelles invérifiées ou invérifiables et aux usagers des réseaux et médias dits sociaux.

Bon vent à tous les vérificateurs/contrôleurs/auditeurs des faits et des dires.

Placide MuhiganaDakar 13/09/2019

Consultant

placemuhigana@yahoo.fr


Un lecteur nous a informé que CongoCheck existe déjà.

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Robert Mugabe, l’ennemi juré de Paul Kagame ?


Mugabe et Kagame à Kigali, en juillet 2016, lors du sommet de l’Union africaine

Depuis le décès de Robert Mugabe à Singapore, plusieurs Rwandais de la diaspora opposés au pouvoir rwandais, ont rappelé que le premier président de la République du Zimbabwe n’était pas un fan de Paul Kagame et vice-versa.

Ils n’oublient pas qu’en 1998, Kabila père a été sauvé in extremis par des troupes zimbabwéennes qui ont bloqué l’avancée de forces dominées par des militaires rwandais qui l’avaient porté au pouvoir l’année précédente.

Les Angolais et les Namibiens ont aussi intervenu pour empêcher le renversement du nouveau régime congolais mais les Zimbabwéens ont été déterminants en ce que les anti-Kabila étaient littéralement à deux doigts de réussir leur entreprise. La décision à Harare a été rapide et le déploiement immédiat, un jour de plus et les jeux étaient faits.

Ce fut une grande surprise et une défaite cuisante pour les troupes menées par le Rwanda et le général rwandais James Kabarebe qui était encore un peu de temps auparavant le chef d’État major de l’armée congolaise.

La nouvelle rébellion sera balayée dans Kinshasa et ses alentours et les troupes en retraite seront exfiltrées par avions de l’aéroport de Kitona. Ceux qui ne pourront pas s’échapper de la nasse de la capitale, seront lynchés et de terribles images de soldats rwandais ou pro-rwandais brulés vifs ou abattus en pleine rue feront le tour du monde. Des civils, Tutsis ou présumés, seront aussi victimes de la frénésie anti-Rwandais/Tutsis.

La rébellion poursuivra ses activités dans la moitié est du pays pendant plusieurs années jusqu’aux accords de paix inter-congolais.

D’après les détracteurs du pouvoir de Kigali, tel que l’ancien ministre rwandais des Affaires étrangères (post 94) Anastase Gasana, Paul Kagame n’a pas envoyé de message de condoléances aux autorités zimbabwéennes. Spéculations ?

Laissons la conclusion au Général de Gaulle : « Les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts ». Mais les individus…?

NKB-D

RDC: quand Robert Mugabe volait au secours de Laurent-Désiré Kabila (RFI)

Deuxième guerre du Congo (Wikipédia)

Zimbabwe Troops Might Help Congo Fight Rebels

(New York Times, 15/10/1998)

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« Tour du Rwanda » des (ex-)Maires : tu es médiocre/inapte, tu démissionnes !


OUEST

Karongi

Breaking: Meya wa Karongi na ba Visi Meya bose baraye banditse basaba kwegura

Breaking : le maire de Karongi et tous les maires-adjoints ont écrit une demande de démission (sic)

OUEST

Ngororero

Ngororero: Ba Visi Meya bombi na Gitifu w’Akarere beguye

Ngororero : les deux maires-adjoints et le secrétaire exécutif du District ont démissionné

NORD

Musanze

Musanze: Meya n’umwungirije basezerewe undi yandika yegura

Musanze: le maire et son adjoint ont été démis, un autre a écrit pour démissionner

SUD

Muhanga

Muhanga: Mayor Uwamariya na we « yanditse asaba kwegura

Muhanga : la maire Uwamariya a aussi « écrit une demande de démission »

NKB-D

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L’École Belge de Kigali est morte, Vive l’Écore Berge de Kigari !


La lettre « L » n’existe plus en kinyarwanda depuis une trentaine d’années.

Les autorités d’alors ont décidé pragmatiquement de purement et simplement supprimer cette lettre de l’alphabet latin parceque le son « L » comme il s’entend dans le monde n’existe pas dans l’unique langue de tous les Rwandais dans et hors des 26 338 km2 de la République.

D’ailleurs le « R » prononcé à la française (francilienne) n’existe pas non plus, notre « r » – le petit « r » (ngufi) par opposition au grand « l » (ndende) comme on dit en kinyarwanda – se prononce un peu comme le « R » espagnol. Les chinois et les japonais ont aussi, nous pensons, cette indistinction entre « L » et « R » d’où la confusion.

Nos voisins RD Congolais s’en sont toujours amusés parce qu’eux ne disent pas qu’ils s’appellent Loger et qu’ils rogent en virre. Ha, ha !

Donc les « L » ont été expulsés du territoire sauf quelques exceptions comme quelques noms de lieux/collines comme Kigali, Mulindi ou des noms de personnalités telles Habyalimana, Lizinde, Kalibushi, etc.

D’autres sons qui s’écrivaient différemment mais se prononçaient de la même façon ont aussi été rationalisés en supprimant les doublons (ex « bw » et « bg », ce dernier supprimé mais survit dans Kabgayi).

Nous avons été replongés dans cette « confusion littérale » par la photo ci-dessus ou Belge a été soumis à nos règles. Purement et simprement.

Vive le Royaume de Bergique ! Vive la Répubrique du Rwanda !

Vive l’École Belge de Kigali !

NKB-D

Si vous AIMEZ, n’oubliez pas de PARTAGEZ !

Recommandation : ne demandez pas à un(e) Rwandais(e) de vous parler d’élections.

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Sezibera, 40e jour : le ministre rwandais des Affaires étrangères retweete


De très nombreuses rumeurs ont circulé autour de l’absence prolongée/disparition du ministre rwandais des Affaires étrangères le Dr Richard Sezibsera, depuis la mi-juillet.

Depuis quelques jours son compte Twitter est de nouveau fonctionnel avec quelques retweete notamment à propos du Sommet du G7 (il n’a pas fait le déplacement de Biarritz dans le sud-ouest de la France) et plus récemment il a tweeté au sujet de l’écrivain américain Mark Twain.

Il retweete, tweete, relis ou se souvient de ses lecture de jeunesse.

Où est-il et pourquoi ?

Le mystère reste entier.

À suivre !

NKB-D, 80e anniversaire de l’invasion de la Pologne par les hordes hitlériennes

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